Ashen to Ashen, dust to dust

Pour raconter votre vie "dans le personnage". Oui le Role Play donc.

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Ash
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Ashen to Ashen, dust to dust

Message par Ash » mar. 20 juin 2017 07:49

Salut à tous !

Une de mes grosses passions dans la vie c'est le JdR papier, on créé un personnage, son histoire, son caractère et on s'évertue à le faire vivre en fonction de ses convictions et non des nôtres. J'aime beaucoup transposer ça au MMO et donner un peu de profondeur à mes avatars, ça me permet de m'immerger un peu plus dans le personnage et dans l'univers. Je présente par avance mes excuses pour les erreurs d'accord, d'orthographe, d'inattention et les diverses coquilles qui sont généralement nombreuses et dues au fait que j'écris mes morceaux de RP d'un trait et ne les relis qu'avec peu d'attention. En espérant que cela vous plaise !


Que c'était il passé ? Comment avais-je atterri dans ce coin reculé du désert de Sagolii, blessé et couvert de sang ? En dépit de tous mes efforts il m'était impossible de me rappeler d'autre chose que d'un grand flash lumineux précédant mon réveil en ce lieu si inhospitalier. Une seule certitude demeurait : je n'avais pas le droit de mourir ici, je devais absolument les retrouver ! "Les" retrouver ? Mais de qui s'agissait il ? Pas le temps de réfléchir, si je restais là à rêvasser je ne passerais pas la journée.
C'est ainsi que j'entrepris une longue traversée du désert, profondément ébranlé par le paysage de désolation qui s'offrait à moi. Qu'était il arrivé ? C'était comme si la terre toute entière avait été consumée par les flammes. Quelle avait été la source de ce cataclysme ? Ce n'est que tard dans la nuit que je trouvais les premiers signes de vie de la journée dans un petit groupement de huttes aux abords d'une oasis. L'endroit était habité par une tribu Miqo'te dont le Nunh était mort en affrontant "l'Empire".
Les jours et les semaines passèrent et à mesures que mes blessures guérissaient, je m'employais à protéger ces gens qui m'avaient accueillis et apprenais d'eux tout ce que je semblais ignorer du monde où je me trouvais.
Tandis que nous nous évertuions à nous sédentariser et à bâtir des fortifications autour du village, des visages revenaient périodiquement hanter mes songes. Était-ce les personnes que je recherchais ?
Une année était passée et la petite tribus prospérait. Ma mémoire revenait par bribes et avec elle mon nom : Ashen. J'entrainais femmes et enfants aux arts de la guerre et les enjoignais à apprendre à se défendre seuls pour s'affranchir de l'autorité d'un mâle. J'étais redevable à chacun d'eux d'avoir pris soin de moi mais je ressentais tout de même le besoin de retrouver ces inconnus.
Trois années après mon arrivée dans la tribus, je quittais le désert de Sagolii en direction d'Ul'Dah, promettant à ceux que je considéraient aujourd'hui comme les miens de revenir un jour m'occuper d'eux et de leur compter mes exploits.


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Les premières années d'entrainement furent longues et dures. Afin de parfaire mon sens du combat, mes capacités physique mais aussi pour retrouver ces personnes qui occupaient mes songes, je m'arrêtais auprès de différents maîtres d'arme pour découvrir leurs techniques, me les approprier et les perfectionner. Escrime, pugilat, hast, archerie, sciences occultes et médicales : tout y passait ! Exécutant des mandats pour vivre et profitant des ressources de la nature quand cela ne suffisait pas. Je commençais à me faire un nom parmi les aventuriers et les contrats pleuvaient et participaient à m’établir une petit fortune, c’en devenait même parfois énervant car certains badauds n’hésitaient pas à venir me faire des remontrances, à m’accuser de tous les crimes et à me réclamer de l’argent.
C’est par une belle journée d’hiver à 20°, au détour d’une ruelle d’Ul’Dah, que je croisais pour la première fois un individu me ressemblant trait pour trait. Surpris dans un premier temps, je préférais m’en retourner les poches pleines de gils au tableau des ventes immobilières de la Coupe afin de voir si ma quête d’un doux et opulent foyer serait ou non couronnées de succès. Durant mon court trajet dans les marchés de l’allée de Rubis, il me semblait sentir des regards courroucés se poser sur moi. 10 mètres, 20 mètres, 50 mètres, partout les mêmes regards, mais bon sang que se passait-il ? Ce n’est qu’en voyant un contingent des lames de cuivre s’approchait de moi que je réalisais : quelque chose puait sévèrement du cul… Je décidais de faire comme si de rien n’était jusqu’à ce qu’ils arrivent à mon niveau pour m’interpeler. Moi, Ashen, j’étais accusé de vol, proxénétisme, ingestion délibérée de nourrissons, recel, possession et revente de somnus ! J’eus beau clamer mon innocence, je ne fus pas pris au sérieux et du recourir à la force pour échapper aux autorités. C’était la fin de mon séjour à Ul’Dah et je m’exilais sans comprendre à Limsa Lominsa.
Ma nouvelle existence ne me plaisait guère. Obligé de faire profil bas, je m’en revenais à ma vie d’autrefois, louant mes services pour une poignée de piécettes, dormant parfois dehors ou dans les entrepôts du port de la ville, quelle déchéance. Ma vigilance ne fut pas suffisante car je fus retrouvé, endormi et emmené dans un lieu qui allait constituer la prochaine étape de mon voyage. Je me réveillais au repère des mystérieux surineurs, enchainé à une chaise et devant moi, trois individus me regardaient d’un œil noir. Ces derniers m’exposèrent eux aussi les crimes énoncés par les lames de cuivre en plus de m’accuser d’avoir trahis leur confiance. Il me fallu du temps pour leur faire comprendre que non seulement je ne les avais jamais rencontrés de ma vie, mais que tout ceci n’était qu’une énorme erreur judiciaire. A leurs côtés, je découvris qu’un infâme mécréant me ressemblant comme deux gouttes d’eau et répondant aussi au nom d’Ashen faisait régner le crime à travers tout Eorzéa. Il avait, un temps, fait partie de la guilde des surineurs et avait profité de leur savoir pour commettre ses premiers larcins et c’est tout naturellement que ces derniers, respectant l’antique code d’honneur des pirates, voulaient punir celui qui l’avait bafoué et trahis ses compagnons, jetant l’opprobre sur la guilde tout entière. Ayant moi-même soif de vengeance et de justice, j’entrepris une nouvelle fois de compléter mon savoir martial et d’y ajouter les techniques peu orthodoxes de ces voleurs au grand cœur.
La marche fut longue, rude, mais chaque jour passé à m’entraîner me rapprochait un peu plus de ma cible, récoltant la moindre bribe d’information, écoutant les moindres murmures tapis dans l’ombre. Dans mes recherches, je fis la connaissance de shinobi de la contrée de Doma dont le style devait avoir inspiré en des temps reculés les premiers surineurs et fis mien le terrible pouvoir du ninjutsu. Après 6 mois de recherche, ma cible se tenait enfin devant moi.
Ashen le traître, Ashen le fourbe, Ashen la giclure qui m’avait volé ma vie, tu allais bouffer tes dents ! Le combat commençait en beauté, lancer de shuriken et de mikibishi pour couper toute retraite, cette bataille serait facile ! Du moins c’est que je me dis au moment ou cette énorme boule de feu m’explosait en plein visage… Ce sale fourbe était un mage et pas un mage de pédale ! Je ne voyais aucune ouverture, aucun trou où m’infiltrer dans ce déluge de boules de feu. J’étais fini, j’allais mourir là comme un chien, tué par cette cible qui allait continuer de ruiner ma légende. Qu’à cela ne tienne, je ne souhaitais pas partir sans offrir à mon adversaire un duel d’exception. Œil pour œil, dent pour dent, feu pour feu. Ce fut un déluge de ninjutsu qui l’accueillit et me donna finalement l’ouverture que j’attendais pour le cueillir au corps à corps. Saut, pirouette, grosse tatane no jutsu, genoux dans tes boules, couteau de cuisine, couteau de salle à manger dans ton œil et, curieusement, il lui était plus difficile de bouger avec une dague plantée dans le cervelet. L’usurpateur tomba à terre, raide comme un cierge. Les secondes semblèrent durer une éternité. Qu’allais-je faire du corps ? Après plusieurs minutes à observer les alentours, je choisis de placer son corps sur une barque qui trainait là, d’utiliser mon suiton pour la pousser au loin dans l’eau avant d’y mettre le feu façon drakkar viking, dès fois qu’il ait eu envie de revenir me râper les noyaux en zombie. On n’est jamais trop prudents avec ces saloperies de zombies !
Les crimes cessèrent, la guilde des surineurs parvint à m’innocenter et je pu enfin m’en retourner, le soleil couchant dans le dos, vers mon ancienne vie d’aventure et de prestige sur un fond de musique de cowboy avec néanmoins une question en tête : mais bordel c’est quoi un viking ?!?

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« Ash ? »

A la mention de mon nom je me retournais vers une Lalafell à la peau sombre toute de violet vêtue. Je ne me rappelais pas d'elle. Elle, en revanche, semblait se souvenir de moi. Était-elle une victime de l'usurpateur ? Elle ne semblait pourtant pas me vouloir de mal, ce qui, pour une fois, était fort appréciable.

« Ash, qu'est-ce que tu as fait pendant tout ce temps ? Tu es partit sans crier gare et depuis plus de nouvelles ! »

Il devenait évident que la femme dragon parlait de feu mon sosie. J'expliquais à Kiara qu'elle se méprenait sur mon compte mais qu'en dépit des apparences je n'étais pas celui qu'elle pensait. Je lui expliquais succinctement mes troubles récents et elle m'enjoignit à rencontrer ses compagnons d'armes afin de leur conter mon histoire.

Notre court périple nous amena à Brumée, sublime lieu de villégiature des aventuriers limséens lové entre mer et falaise. Ma première entrée au Sanctuaire ravissait tous mes sens. Les alentours de la maison étaient baignés par le parfum des plantes tropicales qui poussaient à foison et la proximité de l'océan laissait aussi planer une délicate odeur saline. Partout, les couleurs vives des diverses fleurs cachaient habilement une multitude d'animaux se baladant parmi les branchages et autres fourrés. C'était un havre idyllique pour tout ces animaux qui y avait élus domicile. L'apparition de la porte d'entrée mettait fin à mes élans bucoliques et après avoir frappé, nous entrions dans l'imposante bâtisse.

J'avançais d'un pas peu sûr dans ce lieu peuplé de personnes aux styles et personnalités différentes. Finalement, je me retrouvais face à une femme gigantesque à l'allure musculeuse dont les mains devaient faire chacune la taille d'une pelle de chantier. Cette dernière, qui répondait au nom de Karkany, m'apprit que mon nemesis avait fait partie du Sanctuaire Ecarlate et que contre toute attente, il n'y avait commis aucune exaction, sans doute de peur de se faire broyer la tête par les mains puissantes de la Roegadin. Je lui expliquais que mon identité avait été usurpée, que justice m'avait été rendue et qu'il y avait peu de chance que l'autre moi refasse surface un jour, après tout, on ne revient pas aisément d'entre les morts. Ne souhaitant pas abuser plus longtemps de l'hospitalité de mes hôtes du Sanctuaire, je m'apprêtais à repartir sur les routes, comme à l'accoutumée, non sans un pincement au cœur à la vision de toutes ces âmes riant à gorge déployée aux quatre coins de la maisonnée. Karkany sentais mon hésitation alors que ma main refusais d'actionner la poignée. « Tu peux rester si tu le souhaites » me lança-t-elle. Abasourdis, je restais là, les yeux plongés dans son regard qui avait pris une teinte toute maternelle. « Ne jamais blesser ses compagnons. S'entraider en cas de besoin. S'occuper des animaux qui viennent ou vivent ici. Si tu peux t’accommoder de ces règles alors tu es le bienvenue ». J'acceptais sans peine sa proposition et je fus accueilli par un banquet, divers pincements aux fesses et autres léchouilles impromptue dans cette grande et étrange famille.




Les semaines passèrent et je prenais plaisir à revenir au Sanctuaire entre deux escapades à travers le continent. Invité par mon ami Haurchefant, je pouvais enfin découvrir la sainte cité d'Ishgard et souhaitais apporter mon aide à la lutte contre la menace dravaniene. L'attitude guindée des nobles et hauts dignitaires ishgardais me mettais mal alaise ce qui me motivait à découvrir la ville basse et à aider du mieux que je pouvais les citoyens avec mes connaissances médicales.

J'arrêtais mon regard sur un cadavre que deux templiers semblait vouloir laisser pourrir dans un coin de Brouillasse sans plus de cérémonie. Je ne comprenais pas ces mœurs qui incitaient les soldats de la sainte cité à priver les gens d'une scépulture décente. Après leur départ, je m'apprêtais à transporter le corps du malheureux hors de la ville afin de l'inhumer dignement lorsque mon regard fut attiré par un étrange cristal. Je connaissais bien entendu la valeur de ces pierres que les allagois utilisaient pour stocker leurs connaissances martiales, aussi décidais-je de le récupérer. Alors que ma main frôlais la pierre, je sentais mes forces quitter lentement mon corps et une noirceur glacée me faire sombrer dans l'inconscience. A mon réveil, le mort était là, bien fringant, sa plaie au cœur refermée et il me dévisageait d'un œil mauvais.

« Ce cristal a reconnu le sombre pouvoir qui réside au fond de ton cœur. Une haine sauvage t'habite. Ton âme appelle à la destruction et c'est pour répondre à cet appel que je me tiens devant toi. » J'expliquais à l'inconnu qu'il se trompait sur mon compte, que ces mots n'avaient pas de sens et que jamais je n'aurais pu apprendre à communier avec les esprits si ses dires avaient été vrais. Je lui souhaitais au revoir et lui intimais de reprendre son cristal. « Cette pierre t'appartient, elle t'a reconnu digne de son savoir. Retrouve-moi quand tu seras prêt. » L'inconnu s'en allait sur ces paroles et en dépit de la peur que lui et son cristal m'inspiraient, je ne pouvais pas me séparer de la pierre.

Mes nuits étaient brèves. Deux semaines déjà que j'étais entré en possession de ce cristal et depuis j'étais hanté par des images violentes qui s'évaporaient à mon réveil. Chaque jour je reprenais la route comme guidé par mon instinct. Chaque nuit ces images revenaient et je sombrais un peu plus dans la folie. Je déambulais à travers le continent comme un corps sans âme jusqu’à fouler du pied la plaine de Carteneau. J'étais enfin de retour sur le théâtre de cet odieux carnage. Je me rappelais encore de mon réveil 6 ans auparavant et de la désolation sur laquelle s'étaient posées mes yeux. Mon plus lointain souvenir... « De retour... ? »


Mes rêves de ces dernières nuits me revenaient en mémoire. Le son de l'acier. L'odeur du sang et des cadavres brûlés. Les marées de troupes de l'Empire. Je me revoyais mutiler les soldats garlemarldais. Je n'étais pas seul, à mes côtés se tenait une silhouette baignée de lumière dont je ne pouvais distinguer les traits. Nous faisions face cet afflux constant de soldat. Un déluge de sorts cueillait nos assaillants et les rescapés finissaient par tomber sous ma lame. Le plus dur était de s'occuper des armures Magitek. Le fil de mon épée n'était pas assez effilé pour trancher net la cuirasse des colosses de métal et mes frères d'armes comptaient sur moi pour assurer leur sécurité. Aucun de leurs coups ne devaient dépasser mon bouclier... ou mon corps. J'estoquais les soldats protégeant l'armure tout en parant ses tirs et ses balles. Après plusieurs minutes, mes compagnons parvenaient à griller l'armure à grand renfort d'éclairs magiques. La bataille était rude mais les troupes unies d'Eorzéa parvenaient enfin à prendre l'avantage et à repousser l'Empire pas à pas. Du moins jusqu'à l'apparition du dragon dieu Bahamut... Nous étions tant occupés par les combats que nous n'avions pas remarquer le morcellement de Dalamud ni l'apparition du dragon géant. Son seul cri avait mis fin au conflit et glacé le sang de tous les humains présent sur la plaine. Une seconde plus tard les brasiers de la destruction engloutissaient sans distinction nos troupes comme celles ennemies. « Ash ! » Partout où se posaient mes yeux je ne voyais que désolation. « Ash ! » Mes oreilles ne distinguaient plus les cris des soldats à travers les bruits sourds des explosions. « Ash !» Je restais là pendant ce qu'il me semblait être une éternité, déphasé, abattu, terrifié. Seul le contact de la main de mes compagnons parvint à me tirer de ma torpeur. « Ash, Secoues toi ! La bataille est perdue, nous devons fuir pour nos vies ! » Je prenais une seconde pour contempler les visages qui se tenaient devant moi mais ils restaient malheureusement nimbés de lumière. Une fois revenu à moi, nous nous dirigions vers les zones déjà dévastées du champ de bataille afin de ne pas devenir des cibles faciles au milieu de tous les autres membres de l'alliance. Rien ne subsistait ici. Aucun corps, aucun équipement Magitek, rien... Le brasier de Bahamut anéantissait tout et ne laissait aucune trace. Le gros de nos troupes continuait d'essuyer les tirs du dragon, signe que nous avions eu raison de fuir dans une autre direction. Ses attaques étaient à la fois violentes et imprécises. Ses rayons de morts se morcelaient et couvraient d'énormes étendues, rendant impossible de prédire les points d'impact. Je failli d'ailleurs ne pas remarquer celui qui se dirigeait droit sur notre groupe. Nous ne pouvions pas fuir alors instinctivement je lançais une barrière de couverture sur mes compagnons pour les préserver au maximum des dégâts. Je ne m'attendais pas à encaisser un tel flux d'énergie. Je sentais chaque fibre de mon corps hurler de douleur. Mes amis étaient saufs mais je ne pouvais plus faire un pas. Alors qu'ils entreprenaient de me porter, je leur dis me laisser là et que transporter un poids mort ne feraient que ruiner leurs chances de survie. Avant de partir, chacun de mes compagnons puisait dans ses dernières réserves d'éther afin me le lancer des sorts de récupération. « Rejoins nous dès que tu pourras marcher. On t'interdit de mourir ici ! » Je leur promis de rester en vie et leur demandais de rester sur leurs gardes jusqu'à ce qu'ils soient hors de danger. Je les regardais s'éloigner de plus en plus, jusqu'à échapper à ma vision. Je jetais un dernier regard à la plaine de Carteneau en m'effondrant tandis qu'un flash blanc perçait les ténèbres.


J'étais à genoux par terre, haletant, de retour à la réalité. Les rêves que je faisais ces dernières nuits étaient les souvenirs de ma vie passée, de ma vie avant mon réveil dans le désert il y a 6 ans. Ce jour là j'avais assisté à l'horreur de la guerre, j'avais perdu mes compagnons et je n'étais désormais plus à même de les retrouver. Je décidais de m'en retourner au Sanctuaire dans l'espoir d'y dormir pendant un mois entier.

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Comme à l'accoutumée j'entrepris le voyage de retour à pied et non en utilisant les flux éthérés. Je me sentais libéré d'un poids et un peu mieux après ma première vraie nuit de sommeil depuis la nouvelle lune. J'en profitais pour récupérer quelques herbes typiques du centre du continent aux détours de bosquets et de chemins, peut être en tirerai-je un bon prix. Après plusieurs jours, j'arrivais au bac qui allait me déposer au nord de l'île de Vylbrand, près de l'ancienne cité flottante de Nym. Chaque fois que mes yeux se posaient sur les restes de cette ancienne civilisation jadis anéantie par le Fléau causé par les mhachois; triste fin pour un peuple si grand et si érudit... J'en profitais pour aller voir mon ami Gi Gu et voir ses compagnons du 789° ordre avant de reprendre la route pour Brumée.

Alors que j'entrais en Noscea orientale, un cri attira mon attention. Il ne me fallut que quelques minutes de courses pour en trouver l'origine : des troupes en garnison à Castrum Occidens s'en prenaient à une caravane marchande. Alors que je me précipitais et avant même que j'ai pu intervenir ils avaient exécuté tous les membres de la caravane, femmes et enfants compris et riaient à gorge déployée jusqu'à ce que l'un deux m’aperçoive sur le bord de la route les larmes aux yeux.

Un premier soldat soldat s'approchait de moi lentement, profitant de ma tétanie pour tenter de m'estoquer. Sans même m'en rendre compte, j'empoignais mon bouclier, parait sont attaque et lui en assénait un coup en pleine tête; il tomba à terre, sonné. Je sentais une rage et une haine sans précédent m'envahir. Ces chiens avaient ôté tant de vie d'honnêtes gens, m'avaient privé de mes compagnons et amis et m'avaient même volé tous mes souvenirs. Ils allaient payer dans le sang leurs atrocités. J'approchais le pauvre hère inconscient et commençait à le frapper frénétiquement à la gorge avec la tranche de mon bouclier. Après plusieurs coups, sa tête se désolidarisa du reste de son corps, j'étais alors couvert du sang du premier de ces porcs... et je comptais bien bientôt baigner dans le leur à tous. C'est sans difficulté que je me débarrassais des trois premiers assaillants qui m'avaient imprudemment foncé dessus. Ma colère était telle que je frappais instinctivement, tel un animal enragé, ignorant ma défense, ignorants les coups, ignorant la douleur. Mon sang semblait se vaporiser en sortant de mon corps et formait une brume macabre autour de moi. Je reçu de plein fouet un tir d'une armure Magitek qui ne parvint qu'à m'ébranler quelques secondes. En représailles, je laçais de toutes mes forces mon bouclier qui resta fiché dans l'armure mais l'immobilisa définitivement. Je pris à deux mains mon épée et balaya le dernier contingent d'un énorme moulinet qui les ouvrit tous en deux. Au milieu du carnage, des corps et des restes d'armes, seul subsistait le conducteur de l'armure qui avait été désarçonné. Je m'approchais de lui lentement, très lentement mais la peur l'empêchait de bouger. Au fur et à mesure que je m'approchais j'entendais entre ses sanglots sa petite voix disant "pitié". Il se tenait devant moi, à genoux, je m'approchais encore jusqu'à arriver à son niveau et attrapais sa tête de ma main. Je concentrais l'éther dans mon corps et alors que ses lèvres s'échappaient un "je vous en supplie, ne me tu..." je laissais le brasier mettre le feu à sa chair et consumer son corps. Après plusieurs minutes, ma rage diminuait et en reprenant mes esprit je ne pu que constater l'horreur du carnage dont j'étais l'origine. Les paroles de l'inconnu d'Ishgard me revinrent à l'esprit, j'étais donc bien habité par les ténèbres, il me fallait donc impérativement le retrouver pour contrôler ce pouvoir avant qu'il n'ai raison de mon esprit.

De retour à Ishgard, il ne fut pas aisé de retrouver l'inconnu. Parcourant les parties nobles de la cité, comme les bas-fonds, je n'obtenais à chaque fois que des indices vagues de ses déplacements et je finis par retourner près des remparts sud, là où nous nous étions croisé la première fois. "Tu as mis plus de temps que je ne le croyais." Je me retournais en entendant ces paroles et tombait sans surprise nez à nez avec l'inconnu. Je racontais à Fray mes déboires depuis l'acquisition de son cristal et il me raconta ce qu'il savait sur les chevaliers noirs. Ces guerriers canalisaient leurs émotions négatives, leurs ténèbres intérieures pour en tirer une nouvelle force et s'en servaient pour rendre une justice naturelle mais brutale, le cristal servant de catalyseur à cette énergie destructrice. C'était cette force que j'avais expérimentée lors de mon affrontement avec les troupes de l'empire... Je suivis l'enseignement de mon nouveau mentor qui m'inculqua son sens particulier de la justice et la manière de la rendre en maniant de lourdes épées à deux mains et la magie du sang. Ses enseignements et préceptes étaient radicalement opposés à ceux que j'avais appris en tant qu'apprenti paladin mais ce qui me perturbait c'était que chacune de ces visions étaient vraie. Mes accès de rage avaient complètement disparus mais je ne souhaitais pas encore rentrer parmi les miens, de peur de leur faire du mal involontairement... et il fallait bien avouer que je me sentais bien en présence de mon nouvel ami.

Je restais durant plusieurs mois en compagnie de Fray. Ensemble nous parcourions le Coerthas pour parfaire mes talents de bretteur sur le dos des monstres des environs et laissions tomber implacablement le glaive de la justice sur ceux que les lois des hommes ne souhaitaient ou ne pouvaient pas juger. Lors de nos pérégrinations, l'on nous mandait pour résoudre de tel ou tel problème et devant le manque de reconnaissance de certains, je m'autorisais, sous les bons conseils de mon mentor, à refuser de plus en plus ce genre de besognes. Au début je ressentais un profond sentiment de culpabilité qui laissa place avec le temps à un encore plus profond sentiment de soulagement. Depuis trop longtemps déjà je donnais de ma personne pour les différentes guildes, les Héritiers, les gouvernements. Je n'étais pas le seul aventurier que diable et j'avais aussi le droit de penser à moi, de penser aux miens... Nous discutions souvent le soir avec Fray au coin du feu. Il partageait mes rêves de partir explorer de nouvelles contrées, de découvrir le monde et me proposait régulièrement de quitter cette vie qui était la mienne pour les poursuivre. Je lui parlais souvent de mon clan d'adoption et espérais pouvoir un jour l'amener avec moi, le présenter à ma nouvelle famille. Je n'oubliais néanmoins pas mes anciens compagnons que je souhaitais retrouver un jour même si le sort de Louisoix m'empêchait de me rappeler leurs visages pour l'instant.

Un jour que je parcourais le marché d'Ishgard pour tenter de trouver un remède aux vertiges de plus en plus fréquents de mon maître, je fus arrêté par la garde de la ville qui m'amena au quartier général des templiers. A mon arrivée, l'un des chefs me posa une foule de questions sur Fray et sur l'endroit où le trouver. Je demeurais néanmoins silencieux et usais de mes relations pour échapper à l'interrogatoire. Je me rendis auprès de mon ami en faisant attention à ne pas être suivi. Au terme d'une une brève discussion, nous convenions de mettre en œuvre notre projet de partir explorer le monde ensemble. Après quelque menue préparation nous partions vers le sud-est en direction de la forêt de Sombrelinceul, seuls les Douze savaient ce qui nous attendrai ensuite. Nous fûmes malheureusement bien vite arrêtés par un énorme contingent de soldats ishgardais qui avait battu la région afin de nous trouver. Dos au mur et devant leurs accusations injustes, Fray entreprit de les massacrer mais rencontra mon épée avant même d'avoir pu atteindre la moindre cible. "Que fais-tu ? Nous n'avons d'autre choix que de nous battre pour nos vies !" Je lui expliquais que les soldats n'avaient commis aucun crime et que nous pourrions nous défendre devant un tribunal afin de vivre en hommes libres et non en fugitifs. Lorsque ma voix se tût, mon compagnon enlevait son heaume pour la première fois depuis notre rencontre. Je me retrouvais une nouvelle fois face à un double de moi-même, me demandant sincèrement si j'avais un physique si banal que ça ! Je demandais à Fray de quoi il en retournait. "Je ne suis que la manifestations de ton toi profond. Lorsque que tu l'as touché, le cristal a su déceler les ténèbres au fond de ton cœur et ton désir de les laisser s'exprimer, d'être enfin toi-même. Tu cherchais un mentor pour te guider dans cette tâche et les sentiments que tu as refoulé tout ce temps ont pris possession du cadavre de Fray. N'étions nous pas bien ensemble ? Ne t'es-tu pas senti plus vivant ces derniers mois que les années qui ont précédées ? N'en avais-tu pas marre de te saigner sans arrêt sans même recevoir un merci ? Tu ne peux me mentir car je suis toi ! Tu comptes encore une fois m'enterrer au fond de ton cœur et m'oublier ?!? Repartir pour cette triste vie de servitude et oublier nos rêves ?!?" Les soldats avaient reculés de plusieurs pas et n'osaient pas lever le petit doigt tant ils restaient bouche bée devant la situation. Je regardais mon alter égo me toiser, le regard plein de colère et de tristesse. Alors qu'il se dirigeait une nouvelle fois sur nos assaillants, je parais une fois de plus ses coups. Aux termes de plusieurs échanges, je parvins à le désarmer. "C'est donc comme cela que tout ceci finira..." Je déposais moi aussi les armes et partais étreindre cet part de moi même que j'avais si longtemps négligé. Alors que des larmes perlaient aux coins de ses yeux, je lui fis la promesse de ne plus nous laisser asservir par quoi que ce soit, de partir un jour explorer le monde, de retrouver notre famille et nos anciens compagnons d'arme. Sans plus de cérémonie, mon double disparut pour reprendre sa place dans mon cœur où je sentais désormais battre la flamme de nos deux déterminations. Le corps de feu mon "mentor" tomba a terre tel un pantin désarticulé et les soldats firent mine d'aller le récupérer. Je prenais mon arme fermement et leur dit qu'il méritait un enterrement dans les règles et que quiconque comptait m'empêcher de l'inhumer le paierai de sa vie. Les soldats effrayés s'en retournèrent vers la sainte cité sans demander leur reste. J'enterrai non sans mal Fray sur une colline toisant la ville d'Ishgard, à l'ombre d'un arbre majestueux et robuste. Une fois ma tâche terminée, j'éprouvais un sentiment de satisfaction et de gratitude qui semblait venir de mon alter égo. Après tout la justice ne se limite pas à punir ceux qui font le mal, mais bien aussi à honorer ceux qui font le bien.


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Les contrées du nord ne m'inspiraient que de la nostalgie. La pensée des événements de ces dernières semaine revenait sans cesse troubler ma quiétude et c'est tout naturellement que, pour y échapper, je choisissais de m'en retourner vers ma bien aimée Ul'Dah. Alors que j'avais tant de fois arpenté Eorzéa à pied, je décidais pour une fois de m'en remettre au réseau d'éthérite afin de mettre le plus rapidement possible de la distance entre Ishgard et moi.

Je retrouvais avec plaisir l'écrasante, bien qu'un peu suffocante, chaleur du soleil de la cité de Nald'thal. Après une petit pause mousse pour discuter avec ma chère Momodi, je m'en allais en direction des allées de rubis pour y revendre quantité de bizarreries accumulées lors de mes derniers périples. La réouverture d'Ishgard étant tout récente, les nobliaux d'Ul'dah, dans leur grande décadence, s'arrachaient à prix d'or tout produit ou breloque venant de la Sainte Cité pour être à la dernière mode... Et tout ça faisait mon affaire ! N'ayant guère envie de trimballer mes gils fraichement acquis dans une brouette à travers la ville, j'avais à la place exigé d'être payé en bons en porteur et me rendais donc pour les encaisser à la banque centrale. En passant devant le panneau des ventes immobilières, je repensais à mon vieux rêve de sédentarité resté jusque là pure chimère et m'apprêtais à passer mon chemin quand mes vieux travers me reprirent le dessus. En regardant de plus près, je constatais avec plaisir que de nouvelles concessions avaient vues le jour. Ni une ni deux je partais en trombe en direction de la Coupe.

Je n'étais visiblement pas le seul dans la course et alors que j'arrivais, j'apercevais déjà les badauds lorgner sur les panneaux de vente et tenter de négocier avec les agents immobiliers. Mon objectif était simple : je voulais une villa quitte à user des pires ruses qui soient pour l'obtenir !! N'ayant jamais été un champion de l'endurance, je peinais déjà à courir une dizaine de minutes après le début de ma ruée vers l'or. Tandis que je prenais 10 secondes pour reprendre mon souffle j'aperçus l'objet de mes désirs. Ce terrain était si immense que j'aurais pu y construire un véritable palais qui m'aurait ruiné en frais de personnel de ménage mais tant pis, l'occasion était trop belle. Une seconde d'analyse d'itinéraire plus tard, j'entamais le plus beau sprint jamais vu dans l'histoire du sport uldien ! Je fonçais avec la grâce d'un bouquetin, vif comme un coeurl cherchant à grailler ce même bouquetin et au moins aussi affamée à l'idée de devenir propriétaire que ce même coeurl à l'idée de manger le bouquetin du début de la phrase. Je chassais de mon esprit ces pensées aussi stupides qu'incohérentes en continuant de sauter tel un athlète les différentes clôtures afin d'atteindre mon objectif. Dans ma course, j'avais manqué d'étêter un lalafell et en avait violemment percuté un autre qui partit s'écraser, comme un vulgaire tas de... huuum... de... de lalafell, 10 mètres plus loin. Dernière ligne droite ! J'haletais et ma vue se troublait de plus en plus mais mon objectif était là, à portée ! Alors que j'arrivais dans les derniers mètres je vis un sale nabot achever la transaction pour ce terrain que j'avais tant convoité. J'étais dépité et alors que je reprenais mon souffle je réalisais que si je ne n'avais pas pris ces 10 secondes de pause plus tôt... MAIS QUELLE TRUFFE BON SANG !!!! Je m'en allais, tout penaud, triste de devoir une nouvelle fois renoncer au palais de mes rêves.

Sur le retour, à force de déambuler à travers le quartier, je passais sans même le noter devant un terrain plus petit que le précédant mais néanmoins de bonne taille. "Prenez tout de même la peine d'admirer ce sublime terrain mon bon monsieur, vous n'en trouverez plus d'aussi beau à l'heure actuelle ! Et la vue est imprenable !"Je fus tiré de ma torpeur par la voix criarde d'un lalafell. Je pris tout de même le parti de me retourner pour contempler cette "fabuleuse affaire" et je restais sans voix devant les nombreuses possibilités qu'offraient ce lopin de terre. En baissant le regard, je posais les yeux sur le lalafell volant que j'avais percuté plus tôt dans l'heure, et je constatais que celui-ci avait un bras en écharpe ! "VOUS !!!!!" Je sursautais devant le coffre improbable du courtaud qui se souvenait visiblement de moi. "Vous m'avez molesté tout à l'heure, regardez dans quel état je suis ! Je devrais vous trainer devant un tribunal pour cela ! D'... D'... D'ailleurs, je... je vais le faire !!Je vais de ce pas contacter mon avocat ! Bla bla bla bla bla ! Inadmissible !!! Bla bla ba ... une amie de ma belle-soeur ! Bla bla bla... deuxième dan de judo. Bla bla bla Là-baaaaaas, au Connemaraaaaaaaaaaa ! Bla bla bla bla ! Au fur et à mesure qu'il me parlait, je prêtais de moins en moins attention à ces propos. 5 minutes, 10 minutes... Putain mais il va pas la fermer ce gland... Comment on peut être aussi petit et avoir une si grande gueule ? Il est vraiment laid sans déconner... Tu te rends même pas compte que j'ai déjà les nerfs en pelote et que plus tu continues et plus tu risques de t'en prendre une... Ou deux... Mais c'est qu'y s'arrête pas en plus. Il reprend jamais son souffle ? Bon allé t'a gagné ! J'intimais à l'agent immobilier de fermer sa cavité buccale à un volume assez élevé en employant des termes bien moins courtois. Après avoir à mon tour fini mon monologue sur ma journée catastrophique, le silence retomba entre nous. Visiblement choqué, mon interlocuteur restait figé face à moi, la bouche ouverte, une certaine expression de terreur au fond des yeux. Après un temps de silence gênant, il repris la parole. "S'il vous plait ne me frappez plus, je n'étais pas sérieux tout à l'heure, nous sommes entre hommes civilisés et je suis sûr que tout le monde pourra ressortir heureux de cette histoire ! Hahahahaha ! Je sentais sa nervosité tant à son rire qu'à l'accélération de son débit de parole ou au ton plus aigu de sa voix. Comme vous m'êtes sympathique, je vous fais un rabais de 15% sur le terrain, non 20% ! Je vous cède cette perle rare pour la modique somme de 16M de gils ! Et en bonus je vous offre un paillasson ! Un beau paillasson en poil de buffle, chic, raffiné et idéal pour ne pas rayer vos chaussures !" Je donnais l'équivalent en bons en porteur de la somme convenue au nabot sans demander mon reste et repartais avec mon certificat de propriété enfin en poche !

Défiant le bon sens, j'entrepris de réaliser moi même la majeure partie de ma future villa. J'en dessinais les plans, commandais les matériaux et montait petit à petit avec un peu d'aide les murs de la maison. Il me fallait régulièrement revenir au marché pour faire le plein des matériaux de constructions que je n'avais pas le temps de faire moi même. Je m'approchais de l'échoppe d'un forgeron de la ville lorsque je tomba nez à nez avec A'zhef, l'un des rares mâles de ma tribu d'adoption. "Ash ?!?" J'étreignais de toute mes forces mon vieil ami, fou de joie que j'étais de le retrouver. Je cherchais naturellement à savoir ce qu'il l'avait amené à quitter la tribu et à devenir forgeron. "Je suis parti il y a environ 8 mois de chez nous afin de suivre tes traces et de devenir quelqu'un. Je n'ai jamais aimé me battre, tu le sais, alors à la place je préfère battre le fer. Ce n'est certes pas un métier facile, mais il me plait ! Au fait, je ne suis pas venu seul ! A'shisu et A'suka sont aussi venues avec moi. La fratrie toujours unie ! Sans elles je ne sais pas si j'aurais tenu tant les autres me manquent... Enfin bon, ne pleurons pas, c'est un jour de réjouissance ! A'shi se lance dans le commerce et A'su s'adonne à sa passion pour le jardinage ! Elle vont être si contentes de te voir !" Je racontais à A'zhef mes péripéties récentes rapport à l'acquisition de mon terrain et la raison de ma venue. Je lui dis qu'à terme, lui et ses soeurs pourraient considérer cette maison comme la leur au lieu de payer un loyer exorbitant en ville. "Je veux bien accepter mais à une seule condition : tu me laisses t'aider pour le gros oeuvre !" J'étais gêné, mais devant son regard déterminé je ne me sentais pas de refuser. Je lui fit promettre en revanche d'être mon fournisseur personnels de petits articles de ferronnerie, quitte à investir, autant que cela rapporte à un ami.

Avec son aide, il ne nous fallut que quelques semaines pour achever la structure de la maison, creuser le soubassement et mettre en place le toit. C'était un travail titanesque et de longue haleine mais au combien gratifiant. J'avais installé des ateliers de fortune pour travailler le bois et le métal mais ils étaient amplement suffisants. A'zhef, A'shisu et A'suka me rejoignaient souvent le soir pour m'aider aux tâches simples et me tenir compagnie. Je leur racontais mes aventures, et eux les leurs et nous passions le temps comme cela au fur et à mesure de l'avancée du chantier. Au bout de longs mois, tout était enfin fini ! La maison était telle que je l'avais souhaité et comportait tout le confort mobilier que j'attendais de mon habitation. J'avais demandé à A'zhef de tenir secret mon idée de le faire emménager lui et ses soeur ici et je lu la joie sur leur visage au moment où nous leur annoncions la nouvelle. Je pouvais enfin m'installer tranquillement chez moi, entouré d'une partie des miens avec pour objectif d'en faire un point d'attache de la tribu des A.

Tou bi conetinioude !

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